Le beau monde du travail : confusion, soumission etc.

Première partie : semer la confusion

 » (…) le salarié français est dans une situation ambiguë encouragée par sa propre entreprise : d’un côté, il doit s’insérer dans l’ordre normatif et réglementaire qu’incarne le supérieur hiérarchique ; et d’un autre côté, il doit faire preuve d’autonomie en montrant qu’il ne dépend pas des autres pour organiser et exécuter son travail. Il en résulte une double déconnexion néfaste pour les relations de travail : déconnexion du salarié par rapport à son supérieur hiérarchique, déconnexion par rapport à ses collègues.  »

 » (…) l’entreprise a des orientations stratégiques, elle communique dessus mais elles sont tellement décalées par rapport à la réalité du terrain qu’elles ne parlent pas à grand-monde. »

Deuxième partie : mieux vaut la fermer

« Par ailleurs, est-ce à dire que les supérieurs hiérarchiques sont plus réticents que leurs homologues internationaux à prendre connaissance des problèmes professionnels de leurs subordonnés ? Dans ce cas, ils décourageraient implicitement la remontée des problèmes, ce qui entraînerait un phénomène de déni – d’où un cercle vicieux d’exacerbation des problèmes irrésolus et de rétention encore plus forte de problèmes qui s’aggravent avec le temps et qui deviennent encore plus difficiles à communiquer au supérieur hiérarchique.  »

« Autrement dit, il y a là un facteur de risques pour le salarié, mais aussi pour l’entreprise : risques psychosociaux (voir l’article sur ce sujet), et risques pour l’activité de l’entreprise car si les salariés n’ont pas développé une saine communication sur leurs problèmes professionnels, ils n’auront pas non plus une saine communication des problèmes, erreurs, failles, menaçant l’activité de leur entreprise. »

Troisième partie : restes où tu es, pour toujours

 » Mais au lieu d’être considérée en tant que pari sur l’avenir et gage de relation sur le long terme, l’information sur l’évolution professionnelle est malheureusement parfois considérée comme un risque et une menace : s’il en sait trop, le salarié ne risque-t-il pas de « réclamer » une évolution qui tarde à venir, et ne menace-t-il pas de prendre la place de ceux qui sont au-dessus de lui ? »

Ces citations proviennent de deux excellents articles de Benjamin Pelletier : « Défaillances managériales des entreprises françaises (1) – Mirages de l’autonomie » et « Défaillances managériales des entreprises françaises (2) – Fractures multiples », publiés sur le site Gestion des Risques Interculturels.

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