2016

Le premier colloque français sur Marie de Lorraine-Guise

À la veille du 500e anniversaire de la naissance de Marie de Lorraine à Bar-le-Duc (Meuse), un premier colloque commémorait celle qui était reine et régente d’Écosse, mais dont la mémoire collective européenne semble avoir retenu que la mère de Marie Stuart.

Marie de Guise-Lorraine 1515-2015

MariedeGuise_Affiche500 ans après la naissance de Marie de Lorraine à Bar, aujourd’hui Bar-le-Duc en Lorraine, la capitale du Barrois se souvient à son tour de la fille aînée des Guise. Début juillet 2015, l’association régionale Sauvegarde du patrimoine l’avait honoré par une fête Renaissance à Joinville, lieu de son enfance. Le 9 octobre 2015, Bar-le-Duc accueilit une journée d’études universitaires, la première en France, à l’endroit même où Marie naissait le 20 novembre 1515.

Organisée par les universités de Reims, de Lorraine et l’auteur de ce site, la journée d’études fut consacrée à la jeunesse de Marie de Lorraine-Guise (1515-1538) :

Ouverture par Juliette Bouchot, Adjointe au maire à la culture et au patrimoine
Première séance. Présidence : Christine SUKIC (Université de Reims Champagne-Ardenne, CIRLEP)

  • Stefano SIMIZ (Université de Lorraine, CRULH) : Le Barrois et la Lorraine au XVIe siècle. État de l’art et interrogations historiographiques
  • Bruno

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Images syriennes avant la guerre: Palmyre et Krak des chevaliers

Palmyre, tempPalmyre, Syrie. Temple de Baal, mars 2011. © A.B.

Le temple de Baal. Palmyre, mars 2011 © A.B.

Mars 2011, il y a cinq ans. La cité antique de Palmyre m’avait fait rêver depuis toujours, et ce rêve devenait enfin réalité quand notre car arrivait sur ce site classé patrimoine mondial de l’UNESCO. Mais depuis mars 2013, Palmyre est sous le feu des combattants de Daesh. Au moment ou j’écris une mise à jour, le mardi 15 mars 2016, ce site du désert syrien est occupé par des barbares, et plusieurs monuments de Palmyre que j’avais eu la chance de voir dans toute leur beauté, ont disparu.

Après les sites antiques de Ninive et Hatra en Irak et d’Apamée en Syrie, Palmyre est devenu la cible des djihadistes. La destruction du patrimoine antique syrien est aussi celle d’un symbole du vivre-ensemble, du commerce international et de beauté. Palmyre est unique et irremplaçable.

L’histoire devenu monument

Un autre site syrien d’une époque différente a également été abîmé pendant la guerre, lui aussi classé patrimoine mondial de l’humanité. Le Krak des chevaliers incarne à lui seul le siècle des Croisades, une histoire commune des peuples d’Europe et de Palestine.

Krak des chevaliers, Syrie, mars 2011. © A.B.

Le Krak des chevaliers, mars 2011 © A.B.

La liste des monuments et sites détruits depuis le début du conflit en Syrie s’allonge de jour en jour : la vieille ville de Homs, le minaret de la Grande Mosquée d’Alep, le pont suspendu à Deir ez-Zor … et qu’est devenue la Grande Mosquée des Omeyyades à Damas, une pure merveille de l’art arabe du 8e siècle ?

La destruction des monuments antiques à grande échelle a commencé en mars 2001, avec le dynamitage des Bouddhas de Bamiyan en Afghanistan. Des intégristes islamistes ont alors déclaré qu’ils devraient détruire la représentation de la divinité, l’image de Dieu étant interdite par le Coran. Or, ce prétexte pseudo-religieux n’est plus valable à Palmyre, car le temple de Baal ne contenait pas de figure humaine. Mais un lointain écho du Bildersturm des Guerres de religion du 16e siècle en Europe semble résonner: des hommes fanatisés détruisaient alors non seulement les statues et représentations de Dieu et des saints, mais aussi le mobilier et les églises elles-mêmes.

Que veut-on faire disparaître? L’image de Dieu. Mais toute image de Dieu, n’est-elle pas forcement l’image de l’Homme?